GILLY ...ECRITURES 2

Publié le par gégé

LE BAR DE NENETTE

 

 

Au sommet il y a des chardons fiers et droits, nombreux, ils protègent de petites fleurs jaune, ils piquent les doigts pour dire j’existe, j’existe!

Elle, que je vois de loin, est comme une déesse grecque, statue posée contre la table d’orientation.

Je regarde la plaine en bas je ne pense pas, j’essaie de deviner les tracés des anciens chemins à travers les vignes et les terres rouges.

Il y a un petit air .

Sur le chemin du pic des mouches qui nous a amené là, les buis ont projeté leurs graines qui semblent des cachous de réglisse. Nous sommes montés lentement et sans fatigue tôt le matin, nous ne voyons pas les Alpes aujourd’hui.

Nous redescendons, notre attention attirée par les quartz, des pierres trouées, des pins inconnus, de petites pignes que nous reviendrons chercher à l’automne pour le feu, la santoline, nous cueillons de la lavande sauvage pour faire sentir bon dans le lit, nous disons « il faut te protéger du soleil » puis, « tu es bien? « en arrivant à la voiture.

L’après midi je garde mon exposition à Vauvenargues en faisant semblant de lire les Stoïciens dans la Pléiade (Zénon Épictète …) sous l’ombre des platanes de la placette du bar de Nénette de la Beauté plein les jambes.

Une petite fille me montre le dessin qu’elle a fait du château d’un peintre local.

 


 

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